05.02.2009
Sortir de sa torpeur

31 jours. Il m’a fallu un mois pour quitter ma sinistrose, mon aigreur, ma déception.
En 31 jours j’ai vu chaque soir un ou plusieurs de mes amis mobilisés pour le Soutien 2009 du type qui se fait jeter un 1er janvier au pied du lit.
Merci à eux. Vraiment. Merçi à moi d’avoir eu cette géniale idée de Soutien.
C’est vrai ! quoi de mieux que de provoquer une mobilisation générale pour une peine de cœur mal négociée dans le but de revoir ses potes un à un en très peu de temps ? Je te conseille cette méthode qui a porté ses fruits.
J’en reviens pas, moi qui me plaignait de ces couples qui se bougent pas, qui rechignent à monter à Paris, c’est loin, il pleut, j’ai personne pour garder le petit, j’ai piscine, pas envie, une autre fois etc..je t’épargne le lot d’excuses bidon que tu dois endurer quand t’es célibataire et que tu veux sortir avec des potes. J’ai enfin trouvé la parade. Pas trop souvent sinon ça va se voir.
En 31 jours, c’est le tarif pour renaître à la vie. La première semaine, tu t’épanches, tu racontes, tu déballes, ça fait du bien. Pour les pensionnaires de la première semaine, désolé, ça devait être bien ennuyeux.
La semaine deux, j’en avais déjà marre de raconter chaque soir la même histoire, j’en ai profité pour me mettre à jour des vies des autres, j’en ai appris de belles que je soupoconnais pas, c’est fou ce qu’on se parle pas d’habitude ! les dépressions, les problèmes pour avoir un mômes, les décisions de partir en province, la vie en couple, l’envie de changer, j’ai eu droit au résumé complet de la vie de mes potes.
Une question me vient à l’esprit : Pourquoi ne suis-je pas mis dans la confidence avant ? pudeur des uns ? je m’interesse pas assez aux autres ? Faut il d’abord donner pour que les autres donnent ensuite ?
La semaine trois et quatre, je vois déjà la vie autrement, je retrouve un équilibre, l’autre est une salope, elle manque de classe et ça ne s’apprend pas, j’entraperçois le futur et l’envie de séduire reprend les rênes. Soit dit en passant, une pauvre brebis égarée a failli en faire les frais au boulot si je n’avais pas mis le holà. Décidément, je ne saurais jamais prendre les relations avec les femmes à la légère. Bon là, au boulot, c’est tendu quand même.
Ces deux dernières semaines, c’était donc sorties, sourires, séduction, rires, elixirs à forte teneur de joie à volonté.
A noter au milieu de tout cela un weekend à Barcelone avec Cham qui au pied levé a remplacé un weekend loose en weekend chanmé. Ca m’a fait énormément de bien ! Par contre, elle m’a prescrit six mois d’abstinence pour quitter l’aigreur pro-féminine qui me hantait (largement surfaite à mon avis). C’est beaucoup quand même, faut pas déconner.
Alors Vite la suite !
14:09 Publié dans Je dis ça mais je dis rien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amis, soutien


