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        <title>Le pensif éclaire, étonné d'être surpris! - des-rencontres</title>
        <description>Ou un jeune homme en quête d'un idéal au feminin.</description>
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        <lastBuildDate>Mon, 05 May 2008 15:03:30 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Cantique [Part.III]</title>
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                <author>noreply@ (Magic)</author>
                                                <category>Rencontre avec ...</category>
                                                <pubDate>Mon, 17 Mar 2008 11:11:23 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les bruits quotidiens d'un immeuble parisien me réveillent. Cantique fume déjà, réveillée depuis longtemps, ses yeux se perdent vers je ne sais quelles pensées (lumineuses ou obscures?). Elle me sourit. Le taux de vodka redescendu à un niveau convenable, un mal de crâne me rappelle, implacable, les excès de la veille. En réfléchissant à la situation, je sais qu'aucun projet n'est envisageable, au moins, je n'ai aucune pression. C'est plutôt confortable comme situation.&lt;br /&gt; Mais pourquoi suis-je si mal à l'aise? Lorsque la porte de la salle de bains claque, je réalise l'angoisse qui va inéluctablement m'envahir à chaque fois que je la perdrai des yeux. Que fait-elle? A quoi pense-elle précisément? Va t'elle le faire alors que j'étais là, dans la pièce d'à côté? c'est idiot, mais avec cela en tête, on pense au pire sans arrêt. Les secondes sont longues. Les minutes peuvent être mortelles. La porte s'ouvre enfin, et ces 10 minutes m'ont pressé le cœur comme un citron. Jamais, je ne supporterai cela. La matinée passe dans cette chambre de manière surréaliste, on sait tous les deux malgré notre affection, nos caresses, nos attentions l'un envers l'autre que rien n'est possible. Pourtant, lorsque je m'éclipse de chez elle, c'est pour la revoir malgré tout. Dans ses yeux, j'aurais du voir qu'elle me disait adieu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les échanges suivants sont polis mais distants, moins disponible, elle m'éloigne d'elle par des silences que mon impatience digère mal. La magie disparaît et c'est elle qui met un point final à cette histoire finalement courte mais incroyablement intense.&lt;br /&gt; Pour mon bien. Pour moins souffrir...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Cantique [Part.II]</title>
                <link>http://lepensifeclaire.hautetfort.com/archive/2008/03/13/cantique-part-ii.html</link>
                <author>noreply@ (Magic)</author>
                                                <category>Rencontre avec ...</category>
                                                <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 18:26:31 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Elle m'attendait sur son lit, assise en tailleur, le téléphone vissé à l'oreille, le pc portable ouvert à côté d'elle jouant de l'amy winehouse à tue-tête.&lt;br /&gt; Nos regards se croisent, se jaugent, s'auscultent. Stupeur !! Je ne la reconnais pas vraiment...&lt;br /&gt; Quelle drôle d'impression! Sur le moment, je flippe un peu, elle ne me plaît pas autant que je le croyais. Je suis perturbé. &lt;i&gt;&quot;Il ne se passera rien&quot;&lt;/i&gt; me dis-je...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;[ Mode réflexion On ]&lt;br /&gt; Comment peut-il en être autrement? On ne se connaît que par chat, e-mails, SMS interposés. Je n'ai vu que deux photos d'elle dont une ne montrait qu'un tee-shirt et sa poitrine moulée par ce tee-shirt! Je ne suis rien d'autre qu'un naïf doublé d'un expérimentateur trop curieux. Je me reconnais bien là, tiens.&lt;br /&gt; Je connais pourtant les ficelles d'une rencontre issue d'un site de rencontres, les pièges à éviter dont celui de ne pas se laisser séduire uniquement par des écrits sans avoir jamais vu (ou presque) la demoiselle. Je connais la musique. Mais on s'écrit des choses qu'on serait incapable de dire. Les mots dépassent toujours nos pensées. Le décalage se crée bien là.&lt;br /&gt; [ Mode réflexion Off ]&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce n'est pas exactement l'accueil que j'espérais, il est froid et distant. Où sont nos échanges pétris de chaleur, de complicité et presque de sentiments (n'ayons pas peur des mots). Je croyais revoir une amie que je n'avais pas vu depuis longtemps mais avec qui le dialogue renoue instantanément là où il s'était arrêté.&lt;br /&gt; On en était à : &quot;J'ai hâte, j'ai envie d'un câlin&quot;...&lt;br /&gt; J'ai vraiment l'impression d'être l'étranger qui débarque dans le saloon, la musique s'arrête, le pianiste se retourne, le barman n'essuie plus son verre, l'assistance attend qu'il se décide à choisir une chaise afin que la vie reprenne son cours.&lt;br /&gt; Je choisis donc le seul fauteuil présent en face de son lit et je m'installe. J'aperçois sur la table basse la vodka et deux verres...&lt;br /&gt; Elle raccroche. Elle reste là à me regarder. Je me rends compte sa grande timidité, limite autiste, toujours en tailleur, à se balancer d'arrière en avant, d'avant en arrière.&lt;br /&gt; Elle me demande de lui servir une vodka, elle a déjà bien entamé la bouteille et je fais de même pour moi, histoire de se détendre un peu. Le dialogue va reprendre. Le puzzle se reconstruit, on retrouve peu à peu le fil de nos discussions passées, on écoute de la musique, on se rassure, on échange, on rit, on se taquine. Mes impressions changent, sous sa carapace, j'aperçois une fragilité, une douceur, une féminité, elle me séduit à nouveau, le blocage du début se dissipe enfin. Elle me plaît à nouveau.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle est timide, c'est vrai, mais il y a autre chose, elle ressent le besoin de me faire un aveu. Subtilement, elle revient sur son amie suicidée, elle évoque ce qui s'est passé. Elles avaient les mêmes craintes, elle éprouvaient les mêmes angoisses, elles partageaient le même mal être.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Elles avaient prévu une date...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et là, j'ai compris...Cantique aussi est suicidaire. Le choc. La claque. L'incompréhension.&lt;br /&gt; Elle me raconte un peu son enfance, son père, l'inceste, sa vie détruite si jeune, la violence de son ex-copain. C'est trop pour moi mais je reste à l'écouter comme fasciné. Elle ne pleure pas, digne, forte, elle ne faiblit pas.&lt;br /&gt; Ça va mieux en le disant, ses traits se détendent, elle sourit. On parle beaucoup. Je tente de comprendre, d'analyser, de trouver des solutions mais je suis face à un psy, je peux remballer mon numéro. En fait, Il est des choses qu'on explique pas, les mots paraissent bien dérisoires dans certains cas. Je me sens piteux d'avoir eu une vie saine, sans histoires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La vodka trouble mon cerveau, le ton est plus léger et j'ai envie de l'embrasser. Je me lève et trouve un prétexte pour être avec elle sur le lit, on grignote du chocolat, on s'effleure, on échange un baiser. Je ne sais pas si c'est bien ou mal. J'en ai envie et elle aussi.&lt;br /&gt; La nuit continue sur les rythmes d'Amy, tout n'est plus que tendresse et douceur. La nuit nous appartient.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;à suivre&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Cantique [Part.I]</title>
                <link>http://lepensifeclaire.hautetfort.com/archive/2008/03/12/cantique.html</link>
                <author>noreply@ (Magic)</author>
                                                <category>Rencontre avec ...</category>
                                                <pubDate>Wed, 12 Mar 2008 12:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Je commence ma série (un bien grand mot) des quelques rencontres marquantes que j'ai pu vivre en ces derniers temps de ma vie non-dissolue de célibataire. J'en parlais dans le billet sur l'empathie, la rencontre avec Cantique a provoqué dans mon esprit une prise de conscience.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les premiers échanges ont eu lieu sur un site de rencontres ( Match pour ne pas le citer ) via leur service de messagerie interne. Sur ce genre de sites (oui, j'en ai fait plusieurs), je balance des mails à des filles qui ont su attirer mon attention (ou attiser ma curiosité) comme j'aurais pu lancer des bouteilles à la mer, sans trop d'espoir donc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cantique m'avait surpris car elle faisait allusion à un texte de Léonard Cohen dans son profil, et son style d'écriture (déjà) ne manquait pas d'allure. Elle découvrit ma bouteille sur sa plage et nous commencions là une série d'échanges assez jubilatoires tant dans la forme que dans le fond de nos écrits épistolaires. Elle m'a littéralement séduit par ses textes. Cantique était une littéraire accomplie, doublée d'une passionnée d'arts, étudiante en psychanalyse. Tous ses mails transpiraient de références à un extrait de livre, à une poésie, à un tableau, à un film que pour la plupart je ne connaissais pas. Non pas que je sois inculte, mais face à elle, c'est bien l'impression que j'avais. Illustrons par un extrait :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC99FF&quot;&gt;&lt;i&gt;Merci... Un tantinet éreintant d'être la future psycha' de son groupe d'ami-e-s endeuillé, il faut vite contre l'absurde, l'exergue de Molloy &quot;En désespoir de cause&quot;, parce qu'on a besoin de vivre en Poétique d'Aristote, début, tension, climax, dénouement, catharsis : Trauerspiel, ce mot allemand pour &quot;tragédie&quot; avec lequel Freud entretisse l'étayage du perceptif sensible (ce qui est susceptible de représentations) et les conséquences de l'irréalité d'un tel monde créé, pour les représentations psychiques. Alors, on devient l'&quot;enfant épique&quot;, incestueux, meurtrier et victime, qui s'émancipe de son destin en parvenant à se le raconter dans les moindres détails, puis en acquérant la capacité de raconter et de transmettre. Mais la tragédie n'est pas réductible à une esthétique du meurtre dans le jeu de deuil : elle présente l'humain placé dans les pires conditions pour penser ET qui réussit à penser quand même. Bref, vite leur faire retrouver le rythme, l'alternance et l'alternative, la syncope, mais aussi au coeur de l'intime qu'est la poésie et ses noeuds, le pulsatif, l'accentuel, les allitérations et les césures, les isolements et les chevauchements, les attaques et les altérations. Mais j'ôte ma tannante blouse blanche, pardon pour ma freuderie !&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC99FF&quot;&gt;&lt;i&gt;Bien, tout ça n'est guère Parapluies de Cherbourg, mais allons, voyons nous chez moi si tu le veux bien,[..]. Et de te facturer la vodka avec ma caisse Playmobil - les affaires... Non, sincèrement je sais que c'est plein de chevaux - cavalier quoi, mais ça m'arrangerait d'être au nid...[..]. Je file et t'embrasse, chocolat (oui je confesse, mon repas fut un kinder !)&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'apprends donc qu'une de ses amies s'est suicidée. La situation commence à m'échapper. Quel rapport entretenait-elle avec cette amie? &lt;i&gt;proche, visiblement&lt;/i&gt;. Etait-elle affectée? &lt;i&gt;oui, évidemment&lt;/i&gt;. Pouvait on envisager une relation dans ces conditions? &lt;i&gt;la réponse, je la connaissais mais je voulais continuer&lt;/i&gt; Mon caractère empathique prenait le dessus. Je devais la rassurer, j'avais peur qu'elle fasse une bêtise, elle aussi. Je voulais la voir, ce mystère qui l'entourait, la séduction dans nos échanges, tout me poussait vers elle.&lt;br /&gt; Nos échanges s'intensifiaient, et l'envie de nous voir était manifeste, quelques coquineries se glissaient entre les lignes, l'impatience se faisait sentir, le désir était bien présent. Le D-Day se rapprochait.&lt;br /&gt; Le soir du rendez-vous, après le boulot, je passais chez elle avec du chocolat (Je sais jamais quoi offrir la première fois). Ses clés étaient sur la porte, elle m'attendait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;à suivre...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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